L’objectif de ce dossier est de proposer un panorama synthétique des rencontres possibles entre le "grand public" et l’information relative au problème de pollution atmosphérique. Ce texte a été rédigé à partir d’un chapitre de la thèse de Mathieu Jahnich soutenue en septembre 2003. Les données présentées dans ce dossier n’ont pas été réactualisées depuis et certains supports d’information comme Internet se sont bien développés entre temps. Néanmoins ces données permettent d’illustrer l’enchevêtrement des supports d’information sur le thème de la pollution de l’air.
Sommaire :
TV, radio, presse, cinema
Téléphone, Minitel et Internet
Brochures et affiches
Journaux lumineux des villes
Expositions et manifestations publiques
Étiquettes et emballages de produits du commerce
L’objectif de ce dossier [1] est de proposer un panorama synthétique des rencontres possibles entre le "grand public" et l’information relative au problème de pollution atmosphérique, et ainsi d’illustrer l’enchevêtrement des supports d’information sur le thème de la pollution de l’air.
Pierre Fresnault-Dervelle parle des "rencontres improbables" pour traduire le fait que "nous ne portons guère d’attention aux affiches ou aux annonces [publicitaires] qui voudraient cependant nous maintenir dans une perpétuelle alerte" [2]. Nous choisissons d’employer le terme de "rencontres possibles" pour caractériser l’offre d’information faite aux individus sur le sujet de la pollution atmosphérique, sans présumer de l’usage qu’il en sera fait...
Cette offre d’information est multiple et diverse en terme de :
Nous avons identifié six grandes familles de supports d’information : "TV, radio, presse, cinéma", "Téléphone, minitel, Internet", "Brochures, dépliants, affiches", "Journaux lumineux des villes", "Expositions et manifestations publiques" et "Étiquettes et emballages". Il convient d’ajouter à ces six familles les échanges interpersonnels qui peuvent se produire à tout moment, et qui revêtent une forte importance en ce qui concerne l’apport d’informations, la confrontation des points de vue, la construction des perceptions, etc.
Le dossier est constitué de six parties : chaque famille y est décrite de manière globale et des exemples concrets viennent illustrer la variété des rencontres possibles entre les citoyens ordinaires et l’information relative au problème de pollution atmosphérique.
Dans le paysage écrit et audiovisuel français, les rencontres entre le public et l’information relative au problème de la pollution de l’air peuvent être nombreuses et parfois inattendues.
Tout d’abord, les données recueillies par les associations chargées de la surveillance de la qualité de l’air en France sont susceptibles d’être relayées par la presse, les télévisions et les radios locales. Rappelons que ces associations sont implantées au niveau local, départemental ou régional. En région parisienne par exemple, l’indice Atmo de la qualité de l’air déterminé chaque jour par AIRPARIF, est notamment communiqué (pour l’année 2000) :
En outre, de nombreux supports (presse, radio ou télévision) spécialisés dans le domaine de l’environnement, voire de la pollution atmosphérique, et dans les domaines connexes, comme la vulgarisation des sciences et la médecine, sont susceptibles de traiter le sujet. Citons par exemple :
Ces deux types de rencontres pourraient être qualifiées "d’attendues" ou "d’espérées" dans la mesure où une personne désirant obtenir des informations sur le sujet se tournerait en premier lieu vers ces canaux facilement identifiables.
Plus intéressantes à nos yeux sont les rencontres "inattendues", ou "heureuses", qui peuvent interpeller le public. En effet, un public plus large, plus diversifié peut alors être atteint, voire touché. Par exemple, l’état d’esprit d’une personne qui visionne un sujet sur les pots catalytiques dans "Turbo" sur M6 est sûrement différent de celui de la personne qui est déjà sensibilisée au problème et qui regarde, pour en savoir plus, "Planète en détresse" sur La Cinquième. Nous pensons que ce critère a son importance quand il s’agit d’examiner les modalités de la "transformation" du spectateur en spect-"acteur".
Nous plaçons dans cette catégorie "rencontres inattendues" tous les articles qui abordent le problème et qui sont publiés dans les périodiques "d’information générale" [3], sous des rubriques diverses : politique, économie, société, santé, technologie, faits divers, etc. Sont concernés également les sujets radiophoniques ou télévisuels tels que les brèves et les reportages des journaux parlés ou télévisés ; certains numéros de magazines tels que "Le téléphone sonne" ou "Envoyé Spécial" diffusés respectivement sur France Inter et France 2 ; etc.
Plus surprenant encore, le traitement d’un ou de plusieurs aspects du problème dans les animations comme "Les Minikeums" sur France 3 ou "Les Guignols de l’Info" sur Canal +, dans une page d’information rédigée par l’ADEME et publiée dans Télérama...
Il faut également inclure à ces catégories les films, qu’ils soient destinés au cinéma ou à la télévision, qui font appel à l’émotion du public. L’implication émotionnelle du spectateur, son identification éventuelle avec tel ou tel personnage de fiction est peut-être l’une des conditions pour le passage à l’action.
Nous avons repéré un téléfilm en deux parties, diffusé sur TF1 en janvier 2000 qui s’intitule "Toutes les femmes sont des déesses" et dont l’action se déroule à Athènes. Voici le résumé du producteur : "Athènes souffre de sa pollution. Elle détient le triste record d’être la ville la plus polluée d’Europe et celui du taux effrayant des maladies respiratoires et des cancers qui touchent particulièrement les personnes âgées et les enfants".
L’analyse de ce film montre l’importance de la place occupée par le petit Théo. Au fil de l’histoire, l’enfant se rapproche du héros Mickaël, pneumologue dans un hôpital d’Athènes joué par Francis Huster :
Avec la découverte progressive des liens qui les unissent, la souffrance de Théo se rapproche petit à petit de Mikaël et, peut-être du téléspectateur... L’implication émotionnelle du spectateur augmente tout au long de l’histoire, comme pour contredire l’expression "ça n’arrive qu’aux autres". Ajoutons que cette émotion est amplifiée par la perte de l’enfant que portait Valérie, la femme de Mickaël, suite à un accident au début du film.
De nombreux services téléphoniques ou télématiques sont mis en place par les associations et les institutions pour répondre aux éventuelles questions de la population concernant les problèmes d’environnement en général et la pollution de l’air en particulier. Citons, par exemple [4] :
Quant à l’Internet, il regorge d’informations relatives au problème de la pollution de l’air. Pour illustrer cette richesse, nous avons recensé, en janvier et février 2001, les sites français abordant le problème [5].
Nous avons, pour cela, effectué une recherche par mots clés ("pollution" et "air") avec le moteur de recherche Yahoo ! et le méta-moteur Copernic. Nous avons aussi visité les sites déjà connus (ceux des associations du réseau Atmo, des ministères, de certaines associations...) ainsi que les liens associés.
109 sites ont ainsi été répertoriés : 39 sites institutionnels [6], 38 associatifs (dont 24 d’associations du réseau Atmo), 22 sites "persos" et 10 sites industriels. La "nature" de l’émetteur du site est importante puisque nous pensons que les discours diffèrent selon le point de vue du problème adopté et selon les intérêts moraux ou financiers mis en jeu. Par exemple, l’association Réagir, qui lutte contre le trafic routier dans la Vallée de la Maurienne, et l’Union routière de France, qui prône le "tout voiture", ne tiennent pas les mêmes discours sur le problème de la pollution de l’air. En ce qui concerne les sites "perso", il était indispensable de les repérer, puisqu’ils témoignent du regard des simples citoyens sur le problème. Le réseau Internet permet une prise de parole directe des individus, ce qui est plus difficile dans la presse, à la télévision ou même à la radio.
Les institutions, les industriels et les associations sont aussi susceptibles d’éditer des documents à destination du grand public sur le sujet de la qualité de l’air.
Tout d’abord, l’ensemble des collectivités territoriales et locales sont concernées et se mobilisent pour informer la population (ministères et leurs services déconcentrés, préfectures, conseils régionaux et généraux, mairies, etc.).
Il faut également citer les agences et organismes scientifiques qui dépendent directement des pouvoirs publics : les Organismes Régionaux de Santé (ORS), le Laboratoire d’Hygiène de la Ville de Paris (LHVP), l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), les Agences Régionales de l’Environnement et des Nouvelles Énergies (ARENE), l’Institut National de REcherche sur les Transports et leur Sécurité (INRETS), l’Institut National de l’Environnement Industriel et des RISques (INERIS), etc.
Bien sûr, certains industriels du domaine des transports sont impliqués : les constructeurs automobiles comme Peugeot, Volvo ou Toyota (pour n’en citer que trois) ; les pétroliers et autres producteurs d’énergies alternatives comme Total-Fina-Elf, Gaz De France, la Confédération Générale des Planteurs de Betteraves...
Ensuite, certaines associations, qu’elles soient "pro-environnement" comme Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot ou l’Association de Prévention contre la Pollution Atmosphérique (APPA) ou "pro-voiture" comme l’Union routière de France, la Fédération des Automobiles Clubs de France, se positionnent par rapport au problème et militent en conséquence.
Enfin, au croisement des catégories précédentes, se trouvent les associations du réseau national de surveillance et d’information sur l’air (réseau Atmo) : AIRPARIF pour la région parisienne, ORAMIP pour la région toulousaine, ARPAM pour la Franche Comté, etc. Ce sont des associations à but non lucratif (loi 1901) constituées de 4 Collèges :
Les documents édités par les uns et les autres peuvent se présenter sous diverses formes : dépliants, brochures, affiches, rapports d’activités, bilans... Plus originales (plus rares aussi), les informations présentes sur des marques-pages, des autocollants ou des CD-Rom. Le problème qui se pose relativement à ces documents est celui de leur diffusion et de leur lectorat potentiel : sont-ils distribués (dans les boîtes aux lettres, dans la rue...) ou laissés à disposition dans les lieux publics (mairies, bibliothèques ou ...stations services) ?
Notons également que certains véhicules de transport public, de ramassage des déchets ménagers, de collectivités servent de vitrine technologique :
De nombreuses villes de France disposent d’un certain nombre de panneaux lumineux placés à des endroits stratégiques (places et rues fréquentées, entrées des villes, sorties des écoles, etc.). Leur rôle consiste à diffuser, tout au long de la journée, des informations liées à la vie associative, aux événements culturels et, accessoirement, à la qualité de l’air environnant. C’est le cas, par exemple, des villes d’Aix, Aubagne, Avignon, Marseille et Toulon en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
En ce qui concerne la ville de Paris, 170 panneaux lumineux (7 lignes de 16 caractères au maximum) sont disséminés dans les rues. Ils sont gérés par la Direction Générale de l’Information et de la Communication (DGIC) de la Ville. Parmi les informations affichées, qui se succèdent toutes les 20 secondes environ, certaines sont relatives au problème de la pollution de l’air. Deux types de messages sont affichés chaque jour - sauf les samedis, dimanches et jours fériés - en fin de matinée et en soirée [7] :
En cas d’augmentation du niveau de pollution, la Direction Générale de l’Information et de la Communication peut prendre des initiatives (en accord avec la Préfecture de Police de Paris dans le cas du stationnement résidentiel gratuit, et avec le Cabinet du Maire dans tous les cas ) et diffuser d’autres types de messages. En voici quelques exemples :
En outre, en cas de "crise", les journaux lumineux sont utilisés pour diffuser des informations spécifiques, transmises par le SPAAS, comme celles affichées le 1er octobre 1997, unique jour de la mise en œuvre de la "circulation alternée" : "POLLUTION ELEVEE / LE 1er OCTOBRE / DE 5H30 A MINUIT / SEULES LES / VOITURES QUI ONT / UN NUMERO IMPAIR / PEUVENT CIRCULER".
À ces panneaux installés dans les rues de nos villes, il faut ajouter les panneaux à messages variables disposés le long des autoroutes, du périphérique parisien... Le message apparaît en cas d’alerte à la pollution. Il est succinct : "POLLUTION : 90 km/h MAXIMUM" le long de l’A86 par exemple (sur laquelle la vitesse est habituellement limitée à 110 km/h) ou bien "POLLUTION : 60 km/h MAXIMUM" sur le périphérique (au lieu de 80 km/h).
Les associations membres du Réseau national de surveillance et d’information sur l’air se mobilisent régulièrement pour informer la population, que ce soit dans leurs locaux, dans les lieux publics ou les écoles et universités.
Par exemple, durant le mois de septembre 2000, ATMO AUVERGNE (surveillance de la qualité de l’air en Auvergne) a participé à diverses manifestations (source : Qualité de l’air en Auvergne - septembre octobre 2000) :
Autre exemple, dans son bilan 1999 des actions de communication, AIRLOR (surveillance de la qualité de l’air en Lorraine) indique que l’association est intervenue une vingtaine de fois pour des conférences ou des exposés sur la qualité de l’air dans des écoles d’ingénieurs, des organismes de formation ou dans les locaux d’AIRLOR (source : AIRLOR Infos n°66 - janvier 2000). Certaines associations ou institutions proposent également des services téléphoniques ou télématiques d’information à la population (comme nous l’avons mentionné plus haut).
Il est également possible de "rencontrer" l’information relative au problème de la pollution de l’air lors de certains salons plus ou moins spécialisés, comme les salons de l’automobile ou de l’environnement [9], mais également dans des lieux plus inattendus comme les centres commerciaux [10] ou les centres culturels.
Par exemple, fin novembre 2000, dans le hall du Centre Georges Pompidou à Paris, était présenté un concept-car de Citroën nommé Osmose. Sur un large panneau rectangulaire placé à même le sol, en avant de "l’automobile", le visiteur pouvait lire : "Concept : réconcilier l’automobile, la ville et les piétons. [...] Fonctions : purification de l’air extérieur, affichage d’informations pour tous, airbag piétons". Des détails sur ce concept étaient disponibles, dans un encart, pour le lecteur non pressé ou intéressé :
"Osmose est certainement le premier véhicule à s’intéresser aussi aux piétons ! Sur le principe du covoiturage, il permet aux automobilistes et aux piétons allant dans la même direction de se rencontrer le temps d’un trajet. Citroën propose ainsi un nouveau concept de véhicule fondé sur le principe d’une utilisation plus responsable de l’automobile en milieu urbain [...]. Osmose contribue à l’amélioration de la qualité de l’air environnant. Il est propulsé par un moteur hybride qui fonctionne au tout électrique dans les centres urbains. En outre, il purifie l’air ambiant grâce à un filtre fonctionnant à l’énergie solaire [...]".
Certains produits du commerce ont un lien direct avec le problème de la pollution de l’air par les gaz d’échappement. Ainsi des informations scientifiques relatives à cette question sont présentes dans leur nom même ou sont portées sur leur emballage [11]. Citons quelques exemples :
Certains emballages ou étiquettes de produits qui servent à l’entretien de l’habitat [12] mentionnent également le problème de la pollution de l’air :
Enfin, il faut signaler la présence de quelques informations (plutôt succinctes) sur les étiquettes ou emballages de cosmétiques. Citons, par exemple :
Y a-t-il de plus en plus d’inscriptions de ce type ? Quelles sont les raisons qui poussent les marques à afficher de telles informations ? S’agit-il d’informations gratuites ou bien de résultats de recherches ? L’usage de signes extérieurs scientifiques augmente-il les ventes ? Ou bien s’agit-il de rassurer face à la crainte croissante du public concernant la pollution de l’air ? Autant de questions que l’on pourrait poser aux directeurs du marketing des entreprises concernées.
[1] Dossier rédigé à partir du travail de thèse de Mathieu JAHNICH (2003), Le traitement médiatique d’un risque pour la santé. Étude d’un cas : le problème des gaz d’échappement. Thèse de doctorat en Didactique des sciences et des techniques, préparée à l’UMR " Sciences, Techniques, Éducation, Formation ", ENS de Cachan, 546 p.
[2] FRESNAULT-DERVELLE Pierre, "La photo publicitaire ou la prégnance des images impersonnelles", MédiaMorphoses, n°5, juillet 2002, p.49.
[3] ALBERT Pierre, 1998, La presse française. Paris : La Documentation Française, 192 p.
[4] Cette liste (établie entre 2000 et 2003) n’a pas comme ambition d’être exhaustive mais simplement de donner quelques éléments préliminaires à une éventuelle étude concernant le fonctionnement et l’usage des services téléphoniques et télématiques. Il serait en effet intéressant de comparer les services proposés et les types de questions posées, de définir les profils des personnes qui font cette démarche, de savoir comment ils ont eu connaissance du numéro de téléphone ou du code, etc.
[5] Nous avons volontairement défini des limites d’espace (sites français en ".fr" le plus souvent) et de temps (janvier et février 2001). Des études complémentaires pourraient comparer leur contenu avec ceux des autres sites, francophones ou non, et étudier leur évolution dans le temps (étude diachronique).
[6] Nous avons regroupé sous ce terme "institutions" les sites des organismes étatiques comme les ministères et les diverses directions régionales (DRIRE, DIREN..) et autres agences (ADEME, ARENE...), des mairies de certaines villes (Lyon, La Rochelle...) et des organismes scientifiques (laboratoires, universités...).
[7] Les informations que nous avons notées en gras sont liées à la valeur de l’indice ATMO prévue ou effective (indice 1=qualité très bonne ... indice 6=qualité moyenne ... indice 10=qualité très mauvaise) et aux prévisions météorologiques qui conditionnent l’évolution de cet indice : la qualité de l’air peut-être stable, s’améliorer ou se détériorer.
[8] Numéro du service téléphonique d’aide médicale spécialisée ; les personnes sensibles, angoissées ou simplement préoccupées peuvent y recevoir des informations et des conseils.
[9] Les salons spécialisés sont intéressants car tous les acteurs impliqués sont réunis sous le même toit : les institutions, les associations et les industriels. À titre d’anecdote, au Salon de l’Environnement de Paris de novembre 2000, autour du stand de la RATP-SNCF tournait une personne portant autour du cou des photos des motrices Diesel accusées de polluer l’air de l’Est parisien, elle criait : "Regardez la réalité - la SNCF pollue l’air parisien !"...
[10] Durant l’été 2000, par exemple, le centre commercial Vélizy 2 (toujours en région parisienne) proposait à ses visiteurs une exposition relative à l’environnement : la terre, l’eau et l’air.
[11] Seul le terme "pollution" est porté sur les étiquettes et les emballages. Et pourtant, nous lisons "pollution de l’air" ; en effet, de quel autre type de pollution pourrait-il s’agir ? Cette interprétation est-elle celle du public ?
[12] La pollution intérieure est ici plus particulièrement visée. Dans ce type de pollution, les dispositifs de combustion (chauffage, chauffe-eau, cuisinière...), les matériaux de construction, les occupants humains et animaux (fumée de tabac, germes, acariens, parasites...) et le sous-sol (radon) sont incriminés (Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, La qualité de l’air en France 1991-1996. Bilan. 1997). Les polluants extérieurs pénètrent aussi dans les locaux par les prises d’air de ventilation et par les défauts d’étanchéité de la construction (infiltration) mais les données sur ce point sont beaucoup moins nombreuses (DRIRE Île-de-France, Qualité de l’air en Île-de-France : le plan régional, 1999).
[13] Remarque : on peut observer ce style de jeu de mot dans les titres des bulletins de la qualité de l’air édités par les associations du réseau Atmo : courants d’air, bulle d’air, atmosf’air, etc.
[14] Cette remarque entre parenthèse n’est pas anodine puisqu’elle indique en substance qu’un filtre s’encrasse et qu’il devient inefficace s’il n’est pas régulièrement nettoyé. C’est aussi le cas pour les filtres à particules qui équipent certains véhicules Diesel (comme la Peugeot 607).
[15] Cet exemple est intéressant puisque le problème de la pollution de l’air est clairement mis en cause (gaz d’échappement, fumées industrielles, vapeurs chimiques) mais le terme "pollution de l’air" n’est pas employé. Pour quelles raisons ?