N’ayons pas peur des mots. Dans cette rubrique nous vous invitons à prendre un peu de recul par rapport aux campagnes, à réfléchir sur ce qui les rapproche ou les oppose, à confronter les points de vue. Les thématiques récurrentes de la communication environnementale sont abordées : l’automobile, l’eau du robinet, les médias, le rôle des associations et des collectivités, la publicité, les perceptions et comportements...
La thématique de l’environnement au Mondial de l’automobile, l’analyse du discours des constructeurs automobiles et des industriels sur le thème de la pollution de l’air, la dernière campagne d’UCAR... Automobile et DD ne font pas toujours bon ménage.
Un certain nombre de problématiques sont caractérisées par un éloignement culturel, géographique ou temporel entre l’action d’un individu et ses effets sur l’environnement ou la société. C’est le cas bien sûr du changement climatique : en achetant un vêtement sur le marché de ma ville, je suis « responsable » des émissions de carbone dues à sa fabrication à l’autre bout de la Méditerranée ou du monde et à son transport, des matières premières utilisées, des conditions de travail des ouvriers... Mais ce n’est pas la seule problématique concernée : eutrophisation des eaux côtières, biodiversité, déforestation, couche d’ozone... Certaines campagnes tentent de les rendre plus concrètes aux yeux du public.
Impossible de s’intéresser à la communication environnementale sans se focaliser sur les médias. Ces derniers jouent en effet un rôle important dans le processus de construction sociale de la notion d’environnement. Vous trouverez dans cette rubrique des dossiers, d’une portée aussi bien théorique que pragmatique, qui interrogent les médias et la manière dont ils traitent les questions environnementales.
Depuis plusieurs décennies, les eaux en bouteille occupent une place importante de l’espace publicitaire français. En vingt ans en France, la consommation d’eau embouteillée a été multipliée par deux ! Au printemps 2005, l’eau du robinet fait une entrée remarquée sur le terrain de la communication : deux campagnes de valorisation sont diffusées simultanément sur les panneaux d’affichage de Paris et de sa région. Cette bataille des eaux a attiré notre attention. Dans ce dossier, nous vous proposons une analyse comparative des stratégies de communication de différents acteurs.
Nous proposons de brosser une vue d’ensemble de notre sujet de réflexion. Sont regroupés ici les dossiers qui traitent des caractéristiques générales de la communication environnementale : la multiplicité des acteurs, la notion de transparence, les obligations légales pour les entreprises, etc.
La question des publics de la communication environnementale est importante : quelles sont les perceptions et les attitudes des Français concernant l’environnement ? les actions de communication peuvent-elles influencer les perceptions et les comportements ? quels sont les effets des médias sur le public ? etc.
Les associations se différencient des autres acteurs de l’environnement par leur approche des problèmes, leur mode de fonctionnement interne, leur financement, la définition de leurs objectifs... Des fondations mondiales de protection de la nature aux petites structures locales, le spectre d’expression du monde associatif environnemental est très large.
Villes et communautés d’agglomération sont de plus en plus nombreuses à engager des démarches favorables au développement durable (agenda 21, plan de déplacements, bilan carbone...) et à sensibiliser les citoyens sur les bons gestes à appliquer pour limiter nos déchets, réduire les émissions de gaz à effet de serre... Vous trouverez dans ce dossier des exemples d’actions de communication et de sensibilisation conduits par ces acteurs particuliers.
Depuis plusieurs années, de plus en plus de produits et services sont présentés comme écologiques alors que les « services rendus » pour l’environnement sont minimes, voire inexistants. Que penser de ces opérations de blanchiment écologique ? L’autorégulation par les publicitaires est-elle possible ? Quelles sont les réactions des associations et des pouvoirs publics à ce sujet ?

@Sircome